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Description
Frantz Fanon figure parmi les intellectuels de gauche les plus engagés, refusant toute forme de neutralité ou de sympathie passive à l’égard de la Révolution algérienne. Il adopta une position ferme et résolument anticolonialiste, mettant son savoir,sa plume et sa pratique professionnelle au service de la dénonciation des structures raciales systémiques qui entravaient la liberté humaine - en particulier celle du peuple algérien.
Issu de l’île de la Martinique, Frantz Fanon naît en 1925 à Fort-de-France. En 1936, à l’âge de onze ans, il intègre une école destinée aux enfants noirs, puis poursuit ses études secondaires au lycée Schoelcher, où il bénéficie d’une formation classique en langue française. Dès cette période, il se montre avide de connaissance, curieux du monde, et marqué par l’influence de plusieurs figures politiques.
Le 13 juillet 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale, il s’engage
dans les Forces françaises libres à partir de l’île de la Dominique. Il
rejoint ensuite, le 12 mars 1944, le 5ᵉ régiment antillais, constitué
pour participer à la libération de la France du joug nazi. Ce
régiment est successivement déployé à Rabat, Meknès, Cherchell
et Béjaïa, avant de prendre part au débarquement à Toulon le 29
juin 1944. Fanon y est grièvement blessé en traversant le Rhin.
Pour son courage, il reçoit, le 15 novembre 1944 à Rouen, une
décoration signée par le colonel Raoul Salan. Il rentre en
Martinique le 12 septembre 1945 et est officiellement démobilisé
le 12 janvier 1946.
Après cette expérience militaire marquante, Fanon décide de
poursuivre des études supérieures en France. En 1947, il s’installe
à Lyon où il entame des études de médecine et se spécialise en
psychiatrie. Il effectue un stage de quinze mois à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban, où il s'intéresse particulièrement aux
approches thérapeutiques axées sur la réinsertion sociale des
patients.
En 1953, après plusieurs tentatives infructueuses d’intégrer un
établissement hospitalier africain, il accepte un poste en Algérie. Il
s’installe à Blida en décembre de la même année, en tant que
psychiatre à l’hôpital de Joinville, alors considéré comme l’un des
plus importants centres psychiatriques d’Afrique.
Fanon y découvre une société coloniale marquée par des
mécanismes d’oppression similaires à ceux qu’il avait connus dans
les Antilles, mais dans un contexte encore plus brutal. L’exercice de
sa profession le confronte directement aux effets psychiques
dévastateurs du colonialisme sur les patients algériens. Ce constat
l’amène à remettre en question les fondements mêmes de la
psychiatrie pratiquée en contexte colonial. Très vite, il devient une
figure intellectuelle et militante majeure à Blida, œuvrant à une
refonte des pratiques psychiatriques dans une perspective
anticoloniale.
L’expérience algérienne constitue un tournant décisif dans
l’évolution de sa pensée. Le déclenchement de la guerre de
libération en 1954 cristallise son engagement. Les troubles
psychiques qu’il observe chez ses patients sont, selon lui,
indissociables de la violence coloniale. Dès lors, il devient convaincu
que la guérison individuelle passe par une libération collective :
seule la destruction du système colonial permettrait une
reconstruction psychologique et sociale. Il remarque également que
la relation du colonisateur à l’Algérien diffère fondamentalement de
celle qu’il entretenait avec le Noir antillais, ce qui renforce sa
conviction de la légitimité de la cause algérienne. Il la fera sienne,
tant sur le plan intellectuel que professionnel et humanitaire.
Issu de l’île de la Martinique, Frantz Fanon naît en 1925 à Fort-de-France. En 1936, à l’âge de onze ans, il intègre une école destinée aux enfants noirs, puis poursuit ses études secondaires au lycée Schoelcher, où il bénéficie d’une formation classique en langue française. Dès cette période, il se montre avide de connaissance, curieux du monde, et marqué par l’influence de plusieurs figures politiques.
Le 13 juillet 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale, il s’engage
dans les Forces françaises libres à partir de l’île de la Dominique. Il
rejoint ensuite, le 12 mars 1944, le 5ᵉ régiment antillais, constitué
pour participer à la libération de la France du joug nazi. Ce
régiment est successivement déployé à Rabat, Meknès, Cherchell
et Béjaïa, avant de prendre part au débarquement à Toulon le 29
juin 1944. Fanon y est grièvement blessé en traversant le Rhin.
Pour son courage, il reçoit, le 15 novembre 1944 à Rouen, une
décoration signée par le colonel Raoul Salan. Il rentre en
Martinique le 12 septembre 1945 et est officiellement démobilisé
le 12 janvier 1946.
Après cette expérience militaire marquante, Fanon décide de
poursuivre des études supérieures en France. En 1947, il s’installe
à Lyon où il entame des études de médecine et se spécialise en
psychiatrie. Il effectue un stage de quinze mois à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban, où il s'intéresse particulièrement aux
approches thérapeutiques axées sur la réinsertion sociale des
patients.
En 1953, après plusieurs tentatives infructueuses d’intégrer un
établissement hospitalier africain, il accepte un poste en Algérie. Il
s’installe à Blida en décembre de la même année, en tant que
psychiatre à l’hôpital de Joinville, alors considéré comme l’un des
plus importants centres psychiatriques d’Afrique.
Fanon y découvre une société coloniale marquée par des
mécanismes d’oppression similaires à ceux qu’il avait connus dans
les Antilles, mais dans un contexte encore plus brutal. L’exercice de
sa profession le confronte directement aux effets psychiques
dévastateurs du colonialisme sur les patients algériens. Ce constat
l’amène à remettre en question les fondements mêmes de la
psychiatrie pratiquée en contexte colonial. Très vite, il devient une
figure intellectuelle et militante majeure à Blida, œuvrant à une
refonte des pratiques psychiatriques dans une perspective
anticoloniale.
L’expérience algérienne constitue un tournant décisif dans
l’évolution de sa pensée. Le déclenchement de la guerre de
libération en 1954 cristallise son engagement. Les troubles
psychiques qu’il observe chez ses patients sont, selon lui,
indissociables de la violence coloniale. Dès lors, il devient convaincu
que la guérison individuelle passe par une libération collective :
seule la destruction du système colonial permettrait une
reconstruction psychologique et sociale. Il remarque également que
la relation du colonisateur à l’Algérien diffère fondamentalement de
celle qu’il entretenait avec le Noir antillais, ce qui renforce sa
conviction de la légitimité de la cause algérienne. Il la fera sienne,
tant sur le plan intellectuel que professionnel et humanitaire.
Taille
29 x 43 mm
Couleurs
Polychrome
Dessinateur
Abderrazak Bouzid
Imprimeurs
Bank of Algeria Printing House
Impression
Offset
Valeur faciale
25,00 DA
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